7 mars 2017

Pauline Nordin

(info sur Pauline Nordin)

L’entraînement, un style de vie

Thomas Kieller

Photo – Copyright Pavel YthjallCe lien ouvrira dans une nouvelle fenêtre.

Pauline Nordin : Dur entraînement.

Bien avant qu’elle soit connue dans le monde du fitness, Pauline a façonné son corps à la dure dans les salles d’entraînement. Elle a découvert sa passion à 17 ans après avoir vu un magazine sur le culturisme dans une boutique. À partir de ce moment-là, elle a changé du tout au tout. Au début de la vingtaine, elle a pris part à de nombreuses compétitions de culturisme. Son cheminement a d’ailleurs capté l’attention des producteurs de l’émission « The Biggest Loser » version nordique. À titre d’entraîneuse, elle a guidé les participants de l’équipe suédoise à perdre significativement du poids. Après ce passage télévisuel, une opportunité de partir aux États-Unis s’est présentée à la fille originaire d’Ystad. Sans hésiter, elle a fait ses bagages et a quitté sa Suède natale pour tenter sa chance dans le domaine qui la passionne tant. Dans ce nouvel environnement, les premières années ont été vraiment difficiles pour elle. Entre autres, elle a travaillé des heures et des heures comme entraîneuse personnelle à Hollywood. En faisant des économies, elle a pu finalement faire le grand saut en créant son entreprise « Fighter Diet ». Elle est l’auteure de plusieurs programmes d’entraînement dont « The Butt Bible ». Disciplinée et déterminée, elle s’est sculptée un physique musculaire qui lui a permis de se retrouver sur la page couverture d’Iron Man Magazine et Marines Corps Times. Ceux et celles qui la suivent dans ses défis physiques savent bien qu’elle ne tourne pas autour du pot. Elle est directe et va droit au but. Le fitness n’est pas seulement un travail pour elle. C’est avant tout un style de vie.

L’entrevue téléphonique a été réalisée le 24 février 2017 à 16h30 lorsque Pauline était à Los Angeles, États-Unis. Elle a été faite en anglais.

Passion pour l’entraînement

Thomas Kieller : Tu as commencé à t’entraîner en 1999. Qu’est-ce qui t’a motivé à commencer?

Pauline Nordin : J’avais un trouble de l’alimentation, de 12 à 17 ans. Je trouvais que je perdais le contrôle. Je me souviens que lorsque je regardais mes cuisses, je ne comprenais pas pourquoi elles remuaient de la sorte. Je ne mangeais pas. Un jour, je marchais devant une boutique de magazines et j’ai vu une copie soit de « Muscle & Fitness », soit de « Flex ». Je pense que c’était Arnold Schwarzenegger sur la page couverture. Dès lors, j’étais accrochée. J’ai réalisé que c’était mon billet pour l’Amérique et c’était cela que je devais faire. J’ai acheté le magazine. J’ai appris que tout passe par la discipline et qu’il ne faut pas manger tout ce qu’on veut. J’avais besoin de cela. À vrai dire, j’avais besoin d’une structure. J’ai donc changé à 180 degrés de direction. Avant cela, je n’avais jamais mis un pied dans une salle d’entraînement. Lorsque je me suis retrouvé là, j’ai dit au personnel que j’allais faire de la compétition dans trois ans. Je me suis entraîné à partir de cette première séance d’entraînement et quelques années plus tard je faisais de la compétition en Suède.

Thomas : Dans ta vingtaine, tu as fait des compétitions de fitness...

Pauline : Oui, j’ai commencé à faire du culturisme dans mon pays. Le culturisme en Suède c’est comme les compétitions de fitness en Amérique, mais à plus petite échelle. J’ai fait cela pendant trois ans. J’ai remporté le championnat national de Suède et j’ai été finaliste chez les séniors. Après, je me suis qualifié pour la compétition « IFBB Pro Figure » aux États-Unis. J’ai donc fait mes débuts en mars 2006 et j’ai fait de la compétition ici pendant deux ans. Après, j’ai lancé la serviette.

Thomas : Est-ce que c’était difficile de suivre ce type de régime?

Pauline : Non! Je m’entraîne vraiment à la dure. Je suis une personne très disciplinée et je le suis depuis le début. J’adore m’entraîner. J’ai arrêté la compétition parce que cela ne m’apportait plus rien. De plus, le physique que j’avais à l’époque était trop athlétique pour ce type de compétition. Ils voulaient que je diminue ma masse musculaire. Or, je ne voulais pas faire cela. Donc, j’ai tout simplement dit : « Ok, c’est terminé ». Néanmoins, je savais ce que je voulais faire dans la vie. Je voulais bâtir ma compagnie et changer le style de vie des gens.

Thomas : Après la compétition, quels étaient tes objectifs qui t’ont conduit à développer le physique que tu as aujourd’hui?

Pauline : Je veux être une référence en matière de fitness. C’est aussi simple que cela. J’ai eu plusieurs emplois en Suède et j’étais vraiment mauvaise dans ce cadre. Je n’aimais pas faire du 9 à 5. Je me sentais déprimée. Je savais que je voulais faire. Je voulais venir en Amérique et vivre de ma passion. Donc, j’ai travaillé pour cela. À vrai dire, je voulais faire comme Arnold lorsqu’il est venu aux États-Unis. Je peux dire que l’ai comme modèle.

Thomas : Est-ce que tu ressens une grande satisfaction lorsque tu sors d’une séance d’entraînement?

Pauline : Je suis une accro de l’entraînement. C’est difficile pour moi de ne pas bouger. Les seuls moments où je ne le fais c’est quand je voyage. Donc, intentionnellement, je prends des périodes de congé. Quand je m’en vais en vacances, je n’apporte pas de vêtements d’entraînement. Rien! Car si je le fais, je sais que je vais chercher un gymnase. De plus, je m’entraîne deux fois par jour et j’ai de la misère à prendre une journée de congé. Donc, je suis définitivement une accro.

Aider les gens à être actif

Thomas : En 2005, tu as été l’entraîneuse de l’équipe suédoise dans l’émission télévisuelle : « The Biggest Loser » version nordique (Danemark, Norvège et Suède). Comment as-tu trouvé cette expérience? Il y avait des participants qui voulaient changer radicalement leur aspect physique?

Pauline : À ce point-ci, je dois dire que je commençais à détester les obèses. Tout était arrangé pour eux. Ils avaient des entraîneurs et un régime planifié pour eux. Ils étaient dans un environnement isolé avec tous les outils pour les aider. Par contre, je me souviens que certains d’entre eux ne voulaient tout simplement pas embarquer. J’étais déçu par le fait que certaines personnes disent au départ qu’ils sont vraiment déterminés et qu’ils veulent faire cela, mais après ils ne font pas ce qu’ils doivent faire.

Cependant, mon point de vue a changé avec les années. J’ai de l’empathie maintenant pour les personnes qui doivent perdre du poids. C’est pour cela que j’ai commencé mon dernier projet intitulé « Defat America ». Ce n’est pas seulement pour les Américains, c’est vraiment pour tout le monde. J’ai mis sur pied des défis pour les obèses et les gens avec un grand surplus de poids. De cette manière, ils ont une communauté sur Facebook où j’organise ces challenges. J’aime vraiment cela et j’en suis passionnée.

Thomas : Donc, ton expérience dans cette émission fut quelque peu difficile au début. Mais est-ce que ce fut une belle expérience de faire face à cette situation?

Pauline : C’était vraiment une belle expérience. À ce moment-là, j’étais vraiment en avance sur mon temps. J’avais les fondations pour entraîner les personnes avec un grand surplus de poids. C’était vraiment intéressant de voir combien d’effort que cela prend pour perdre 10 livres à chaque semaine et ce pendant tout près de trois mois! Il y a aussi un changement psychologique que les participants ont subi tout au long de leur cheminement. Donc oui, j’essaie cela en tête et ceci fait maintenant parti de mon vécu. Je peux faire des liens avec cette expérience.

Toutefois, il y a des gens qui regarde l’émission « The Biggest Loser » et ils sont déçus lorsqu’ils font leur propre parcours parce qu’ils ne perdent pas autant de poids. Or, c’est normal puisqu’ils ne s’entraînent pas six heures d’affilé par jour comme ils l’ont fait dans l’émission. À vrai dire, ils ne disent pas combien de temps ils s’entraînent dans le programme américain et ils devraient le dire.

Thomas : Après cela en 2006, tu as fait un grand changement dans ta vie en quittant la Suède pour les États-Unis. Est-ce que ce fut une décision difficile de quitter ton pays? Et comment t’es-tu adaptée à ton nouveau monde, Los Angeles?

Pauline : Je voulais vraiment venir aux États-Unis. Donc, dès que j’ai étais approuvé, j’ai fais mes bagages et je suis partie. Ma carrière allait très bien en Suède. Toutefois, j’ai décidé de partir de zéro (ou tout près) lorsque je suis venue ici. Aux États-Unis, j’étais une inconnue. C’était donc difficile sur le plan financier. J’ai mis toutes mes économies afin d’y arriver. Quand tu as part de zéro, c’est vraiment difficile particulièrement à Los Angeles qui est une ville très dispendieuse. Pendant deux ans, c’était un régime strict. Je mangeais du chou et la poudre fournie par mon sponsor. C’était difficile.

Je suis venu avec un visa de travail et je travaillais pour un magazine suédois. Après, cela a conduit à une « green card ». Je suis devenu entraîneuse personnelle, mais je n’appréciais pas vraiment cela. Par contre, c’était le travail qui se rapprochait le plus à mon domaine. J’avais des clients nantis d’Hollywood qui m’avait que pour eux. Ma situation financière avait donc changé. Tout d’un coup, j’avais beaucoup d’argent. Il en reste que maintenant cela serait de la pacotille, mais cela m’a aidé beaucoup. Je me souviens que j’avais quatre clients par semaine. Je me levais à 3h du matin et je conduisais jusqu’à Hollywood. Après, j’avais un deuxième rendez-vous. Je travaillais beaucoup, mais j’avais une vision en tête. J’ai économisé jusqu’au moment où j’ai décidé de faire le grand saut. J’ai arrêté d’entraîner mes clients pour me concentrer sur mon entreprise qui est « Fighter Diet ». Heureusement, cela fonctionne toujours.

Thomas : Oui, tu es la fondatrice de « Fighter Diet ». Quel en est le concept et quels sont tes objectifs mis à part de faire de l’argent?

Pauline : D’une certaine manière, je veux amaigrir les États-Unis. Je veux que les gens perdent du poids et qu’ils soient en meilleur santé. Ceci est mon but principal. Les gens ne savent pas qu’ils n’ont pas besoin de crever de faim pour être en forme. Donc, mon principal combat c’est de prévenir la surconsommation par une consommation équilibrée. De façon très simple, tu manges de gros repas composés d’aliments qui ont peu de calories comme les légumes (beaucoup de légumes) et de la viande maigre. Quand tu manges de gros repas, ta faim s’en va puisque ton estomac envoie un signal à ton cerveau que tu as assez mangé. De cette façon, c’est plus facile de respecter son apport en calories et de se construire une masse musculaire.

Par exemple pour moi, je veux avoir une bonne masse musculaire sans avoir l’air massive. Je n’aime pas avoir du gras. J’aime être maigre tout le temps. Mon métabolisme n’est pas du tout élevé. J’ai donc de la difficulté. J’ai dû trouver un concept qui me permettait de manger beaucoup car j’ai un bon appétit. En 2007, je faisais beaucoup de compétitions une à la suite de l’autre. Je devais donc rester en bonne forme. Je me souviens que je courrais sur la plage et tout d’un coup j’ai eu une révélation. Cela m’est venu comme cela. J’ai arrêté de m’entraîner et je suis retournée à la maison afin de tout écrire. Cela a commencé de cette façon. J’en ai parlé à mes clients et ils ont eu de bons résultats.

Thomas : Tu parles beaucoup d’alimentation. Dans ton concept « Fighter Diet », est-ce qu’il y a aussi un volet entraînement?

Pauline : Oui, je fais de programmes d’entraînement électroniques. On le sait que le contrôle du poids a toujours était pour bien des gens une question d’exercices cardio-respiratoires. Toutefois, pour moi, la sainte Trinité du fitness c’est l’entraînement musculaire, le régime alimentaire et les exercices cardio-respiratoires. Le cardio est en dernier.

L’entraînement musculaire est le seul outil qu’on a qui peut changer ton métabolisme avec le temps car les muscles ont toujours besoin d’énergie. Au lieu que ta nourriture soit acheminée à tes cellules adipeuses, elle est plus dirigée vers tes muscles. Je mets beaucoup l’accent sur l’entraînement musculaire tout en minimisant les exercices cardio-respiratoires. À vrai dire, j’aime bien le cardio mais cela ne peut jamais supplanter un mauvais régime alimentaire.

Je dois aussi ajouter qu’il y a des gens qui mangent de la nourriture santé, mais qui se demande pourquoi ils sont toujours au prise avec de l’embonpoint. J’essaie de leur dire que les bons aliments ont aussi leur part de calories. Il faut donc faire attention à ses portions. Moi-même je déteste surveiller mes portions. Je trouve cela pénible. Je déteste être affamée. Il faut tout simplement manger les bons aliments en bonne proportion.

De plus, une chose que personne ne peut faire tout le temps, c’est de dépendre de sa volonté. Plus que tu es maigre ou plus que tu as perdu du poids, plus ton cerveau va t’inciter à manger. Il est donc important de continuer à bâtir sa musculature quel que soit l’objectif que l’on veut atteindre. Il faut vraiment penser « muscles ». Il ne faut jamais sacrifier cet aspect.

Thomas : Tu as fait beaucoup de livres électroniques sur l’entraînement dont « The Butt Bible », « Badass Workouts », « Got Guns » and « Back 2 the Roots ». Il y en a plusieurs autres que tu as faits. Premièrement, comment en arrives-tu à trouver ces concepts originaux?

Pauline : Tu sais j’aime bien écrire. Quand j’étais à l’école, j’avais vraiment de bonnes notes, mis à part en éducation physique et en mathématiques. C’est donc amusant que je me retrouve dans le monde du fitness. Peu importe, j’écris des textes motivateurs que les gens aiment bien. Concernant ces titres, ils me viennent tout simplement à l’esprit comme « The Butt Bible ». Un titre doit être accrocheur et il doit aussi signifier l’idée du programme d’entraînement.

Thomas : Deuxièmement, pourrais-tu me dire comment ces programmes d’entraînement fonctionnent?

Pauline : Disons que tu veux faire le programme « The Butt Bible ». Celui-ci est composé de différents exercices d’entraînement qui prend en considération ton niveau. Plusieurs personnes pensent que l’entraînement musculaire est une chorégraphie. Or, ce ne l’est pas du tout. La différence entre un débutant et une personne avancée réside sur deux choses : la charge que tu soulèves et le nombre de répétitions que tu fais.

En résumé, tu choisis un livre électronique, tu regardes les programmes d’entraînement et tu en sélectionnes un. Tu le fais une couple de fois par semaine pendant trois à six semaines. Par la suite, tu en fais un autre. Il faut toujours essayer de se surpasser. Si un jour tu as levé 10 livres, ça sera 11 livres la prochaine fois et ainsi de suite. Au bout du compte, ce sont des programmes structurés pour toute personne qui veut s’entraîner.

Thomas : Tu as aussi un guide intitulé « Fighter Diet Food Pyramid ». Est-ce qu’il est clair pour toi que l’alimentation est complémentaire à l’entraînement?

Pauline : Ha! À vrai dire, cela dépend de ton objectif. Si quelqu’un veut avoir un physique maigre et qu’il ne l’est pas actuellement, il doit se concentrer sur son régime alimentaire. « Fighter Diet » et la « Pyramid » explique quelle nourriture il faut manger pour avoir un régime alimentaire approprié.

Thomas : Est-ce que tu vois un problème dans la façon que les gens mangent en Amérique du Nord?

Pauline (dit sans hésiter) : Oh que oui! Il y a plusieurs problèmes. Bien entendu, il y a la malbouffe. C’est une évidence! Il y aussi toute cette pensée que si c’est de la nourriture santé, il n’est donc pas essentiel de compter. Or, il est important de connaître ses portions. J’ai vu des gens manger d’énormes bols de riz brun ou de quinoa (qui est tellement à la mode ces temps-ci) avec un gros morceau de saumon et beaucoup d’huile d’olive. Ceci représente 1 600 calories. C’est presque ton budget de calories pour la journée, mais les gens ne s’en rendent pas compte. Ils veulent croire que si c’est de la nourriture santé, c’est nécessairement correct. La nourriture c’est bon, mais c’est comme des friandises. Il faut savoir se contrôler. J’essaie d’éduquer les gens en leur disant qu’il y a certains aliments qui ont trois fois plus de sucres et de calories que les légumes. C’est donc très facile de trop en manger.

Thomas : Tu as beaucoup d’expérience à titre d’athlète de fitness et d’entraîneuse… Selon toi, est-ce que la motivation est un facteur important dans le succès de l’entrainement d’une personne?

Pauline : À vrai dire, il doit y avoir une motivation initiale qui te pousse à te fixer un but. Toutefois, je dis aux gens de ne pas dépendre de la motivation parce qu’elle vient et s’en va. Un jour tu veux le faire et un autre jour tu ne veux plus le faire. Les émotions sont des vraies montagnes russes.

Une meilleure manière d’arriver à ses fins est d’être discipliné. Disons que tu veux partir en vacances et que tu ne veux pas travailler. Tu ne peux appeler ton patron et lui dire : « Salut! Je ne veux pas travailler aujourd’hui. Je vais venir une autre journée. » Cela ne fonctionnera pas. Si tu veux des vacances, il faut le mériter parce que cela n’est pas gratuit. Bref, il faut dépendre de la discipline et de la détermination plutôt que de la motivation. Avec de la discipline, tu peux accomplir beaucoup de choses dans la vie.

Thomas : Est-ce que tu as beaucoup de plaisir à aider les gens à atteindre leurs objectifs?

Pauline : Oui vraiment! Par exemple, je vois des femmes qui ne sourient pas sur leurs photos lorsqu’elles commencent un défi. Elles disent qu’elles ne seront pas capables d’y arriver et que l’alimentation c’est trop pour elles. Quelques semaines après, tu peux voir des muscles et elles sont énergiques. Elles veulent plus de légumes et elles sourient. J’aime vraiment cela.

De plus, je suis une entraîneuse dure. Je fournis tout le matériel, mais il y a des gens qui ne lisent pas. Je peux aider, mais il est important de faire sa partie. Il en reste que c’est très satisfaisant de voir une personne passer d’un état physique misérable à un style de vie actif. Je ne me soucie guère des grandes variations de poids ou bien des transformations rapides. Ce que je veux voir vraiment c’est un changement dans le style de vie. C’est tout.

Derniers mots

Thomas : Définitivement, je vois la passion que tu as pour l’entraînement. Est-ce que c’est un style de vie pour toi?

Pauline : Oh oui! Je vais faire cela jusqu’à ma mort. Aussi longtemps que mon corps me permet de le faire, je vais continuer. Beaucoup d’athlètes deviennent sédentaires et gras après leur carrière. Je suis une personne fière, je ne vais jamais traiter mon corps de la sorte.

Thomas : Merci Pauline d’avoir partagé ton expérience concernant l’entraînement. Tu as vraiment l’attitude.

Pauline : Merci beaucoup.